vendredi 7 mai 2010

Un mois en Australie

Bonjour tout le monde, nous revoilà après un mois de silence bloguiphonique !
Ce dernier mois a été très dense, tellement rempli qu’on n’a pas trouvé le temps ni de faire le montage vidéo, ni de mettre à jour notre blog. Nous étions souvent en campagne ou en montagne, et pas d’électricité ou peu en van. Nous en avons donc bien profité, ce fut un superbe mois, avec des tas de découvertes et de rencontres. Nous vous proposons maintenant de partager un peu de tout ça.

Mais avant ça, un petit flash back parce qu’il nous semble important que vous fassiez parti de notre blog et désolés pour ceux qui n’apparaissent pas sur les photos. Malgré le superbe voyage que nous sommes en train de vivre, on pense très fort à vous, alors la prochaine fois, on part tous ensemble ;-)
ICI, quelques images de notre soirée du 9 janvier 2010 pour fêter notre départ. Soirée pleine de rebondissements, nous avions prévu un gîte à 50 km de Gap pour accueillir une centaine de personnes mais nous n’avions pas prévu les 70 cm de neige fraiche la veille de notre fête. Ça s’appelle avoir la guigne, mais nous ne nous sommes pas laissés abattre, nous avons trouvé une solution de repli dans la maison de mes parents à Gap, c’était très chouette de la remplir comme ça et de la faire vivre.
On a eu une pensée pour tous ceux qui n’ont pas pu affronter la neige et on compte sur eux pour notre retour.

ICI, quelques séquences émotions de poses d’aurevoir.
Et enfin un très grand merci à tous nos sponsors, à toutes vos délicates attentions.
















L'AUSTRALIE : LE FILM




Un mois en Australie from Benoit Regord on Vimeo.
Asseyez vous confortablement, vous en aurez pour un moment : 4 pages de textes et photos + 18 minutes de film. Vous en redemandiez, vous en avez eu !!! Faudra pas se plaindre ;-)



L’Australie…vaste sujet et vaste pays ! quelques informations de base
- 4025km de large par 3220km de hauteur (environ la taille de l’Europe, 14 fois la France)
- 21 millions d’habitants
- 80 millions de kangourous
- 91 litres de bière par habitant par an (soit disant, l’eau n’est pas très bonne alors, il faut bien s’hydrater ;-)
- L’Australie exporte 793 millions de litres de vin par an
- La vie est un peu plus chère qu’en France mais on y gagne très bien sa vie. Le revenu brut moyen par semaine à plein temps : 1108 $ australiens ( environ 730 euros) Nous avons rencontré une française qui vendait des glaces et qui gagnait 800€ net par semaine… « quel parfum ?vanille chocolat, mais bien sûr…gling, 800 euros »
- 112 600 sauveteurs en mer qui sauvent 10 000 personnes par an

Les sports emblématiques sont le surf bien sur, il y a de quoi faire ici, et le Footy, sorte de mélange entre football et rugby, se jouant sur un terrain ovale. Nous avons pu d’ailleurs voir un match de l’AFL (Australian Footy League), équivalent de notre coupe des leagues (je crois, je rappelle à ceux et celle qui ne le savent pas encore que je suis totalement ignare en football). Nous n’avons pas compris beaucoup de règles, mais le moment était sympa pour l’ambiance qui régnait dans le stade avec + de 60 000 spectateurs.



L’Australie c’est pour nous un pays qui semble sans limite par sa taille et ses paysages mais aussi incroyable par sa faune et sa flore. On y trouve aussi bien du désert que de la forêt subtropicale gorgée d’eau, que des plages immenses et magnifiques qui font le bonheur des surfeurs et body board, ainsi que des montagnes aux roches rouges et à l’atmosphère bleutée due aux vapeurs d’eucalyptus. On y rencontre bien entendu des kangourous, des Walibis (petits kangourous), mais aussi des tree kangourous (kangourous vivant dans les arbres et pouvant sauter tel des singes de branche en branche avec des sauts jusqu’à 18m),des Platypus (vivant dans l’eau et ayant un bec plat comme un gros bec de canard), des Koalas, des opossums, des chauves souris géantes (1M50 d’envergure), des perroquets, des oiseaux de toutes sortes et couleurs, des crocodiles, des serpents, des requins, des araignées énormes, de superbes poissons, des tortues de mer, des raies, des méduses minuscules et très dangereuses, des moustiques, de gros papillons, des vaches, des chevaux….bref, j’arrête là, la liste est trop longue. En tout cas, nous avons vu tous ces animaux à part la méduse « tueuse ».
C’est donc par sa taille un endroit qui se prête tout à fait au voyage. Beaucoup de back packers comme nous, et d’Australiens aussi qui baladent et découvrent leur pays. Les Vans et les camping cars règnent en maitre ici et les airs de pic nic avec barbecues électriques et toilettes très propres se trouvent un peu partout. Il est donc très facile de rouler et de trouver des endroits pour dormir ou manger.
Après avoir quitté la très jolie Tasmanie, nous arrivons à Melbourne le 31 Mars 2010. Le fait de retrouver une grande ville ne m’enchante guère, mais cette ville est agréable, remplie de restaurants et de cafés où les locaux se retrouvent vers 17H après le travail pour arroser leur fin de journée. Melbourne joue la carte du tourisme, des musées et des théâtres. Nous avons donc visité sur Federation Square, la place principale, un musée sur l’art australien, de l’art aborigène (de la peinture aux instruments) à l’art contemporain ainsi qu’un musée sur l’art audiovisuel. Nous sommes allés voir une comédie musicale, les Jersey Boys où nous avons passé un excellent moment, ayant du mal à suivre toute l’histoire tant les comédiens parlaient vite. Excellente prestation scénique cela dit.



Pour le logement, nous sommes allés dans 2 back packers, autrement dit, auberges de jeunesses dont le principe consiste à proposer dortoirs, cuisines, salles de bains et lieu de vie le tout en commun. Cette formule permet de voyager à moindre coût et de rencontrer facilement d’autres voyageurs (« backpackers ») comme Eric et Vanessa par ex, 2 suisses-Italiens avec qui nous avons partagé une journée bien sympathique.



Ces endroits grouillent de gens qui souvent se déplacent comme nous pour une longue période et nous a permis de se rendre compte que c’était quelque chose d’assez commun finalement dans le monde, surtout chez les jeunes de 20 à 30 ans. On y rencontre et parle avec des gens de tous âges et de toutes nationalités, essentiellement européennes. Beaucoup d’anglais et de gallois. Nous avons dormis en dortoir de 8 et de 4. Le 1° « BP » était plutôt sympa, le 2° un peu plus crado et bordélique. La 1° chambre proposée contenait 2 corps inertes de sexes opposés, la vingtaine, en train de décuver d’une grosse soirée de la veille apparemment (car ils ne nous ont pas entendu rentrer ni ressortir) avec un joli bordel bien étalé dans la chambre, sur les lits et le sol, des bouteilles d’alcool vide trainant par ci par là, le dortoir puait l’alcool…on a demandé à changer de chambre, ne souhaitant pas être réveiller à 4 heure du mat par cette jeunesse fougueuse. Dans l’autre chambre, nous fumes bcp plus chanceux. Réveillés à 2h du mat seulement par 1 anglais et 1 Irlandais, revenus bourrés de leur soirée (Gaëlle et moi avions les lits en bas, et j’avoue que j’ai eu un peu peur qu’ils nous vomissent dessus…c’était pas loin) Sans compter une histoire de surbooking de chambre avec le réceptionniste qui vient frapper à la porte (vers 2H30 la mm nuit) et nous demande nos noms, la nuit fut excellente. Impossible de passer au travers de cela dans ce genre d’endroit, surtout en ville. C’est un bon souvenir cela dit. Difficile de raconter toutes les petites histoires vécues dans ce genre d’endroit qui dépendent tant des back packers eux mm que des gens qui travaillent dans ces lieux. En tout cas, elles nous font toutes sourire et c’est bien l’essentiel. Les photos de Melbourne ICI



Après que Gaëlle ait joué à la coiffeuse avec mes dreads, nous quittons Melbourne, et nous voilà parti sur la Great Ocean Road, une route de 250 km qui longe la côte Sud, depuis Torquay jusqu’à Port Fairy. Après plus de 2 Km à pied avec nos sacs bien chargés, nous avons récupéré notre « Wicked Van » à bord duquel nous allons passer les 15 prochains jours et nuits.



Attention, cette fois ci, la conduite est bien entendu toujours à gauche, mais en plus, les vitesses sont manuelles…finalement, on fini par s’y habituer, je me demande même si ça va pas me faire drôle de reconduire à droite avec le volant à gauche… Nous suivons donc cette superbe route et même si le beau temps n’est pas très présent, nous en prenons pleins les yeux. Les photos parlent d’elles même. Le point le plus joli à nos yeux, les 12 Apôtres, qui ressemblent un peu aux falaises d’Etretat.
Les photos de la Great Ocean Road ICI



Ayant fini par acheter une corde et des dégaines en quittant Melbourne, nous avons poussé le chemin jusqu’aux Grampians, au nord de Port Fairy pour aller grimper. Nous voici loin de tout, avec des falaises sculptées d’un rouge étonnant. Malheureusement, peu, voir pas de voies faciles ce qui fait que l’endroit n’est pas très propice pour que Gaëlle puisse en profiter. Il fait froid la nuit dans le van, et nous dormons habillé avec nos bonnets et doudounes. Les joies du van ont leurs limites…Nous grimpons 2 jours là et nous filons vers les Blue Mountains, à 1H30 à l’Ouest de Sydney pour continuer notre semaine d’escalade. Nous prenons 2 jours de route pour faire les 1000 km de route qui séparent ces 2 montagnes. Des Km de ligne droite, un virage puis à nouveau des Km de ligne droite. L’Australie quoi… Arrivés sur place, Il fait meilleur et en plus , il y a pleins de voies abordables. Nous en profitons et nous régalons, à part une journée sur une falaise qui nous a déplu, à cause de son côté trop bloc. Les Blue Mountains sont recouvertes de forêts d’eucalyptus. Lorsque la vapeur s’évapore de ces arbres, l’atmosphère devient bleutée, d’où le nom de « Montagnes bleues ».
Les photos des Grampians ICI
Les photos des Blue Mountains ICI




Par la suite nous découvrons Sydney, d’une manière peu commune. Nous cherchions notre chemin afin de rendre notre beau van avec lequel nous ne passions pas inaperçu et je demande à un passant si il connaît la rue recherchée. Il me dit que oui, mais que c’est un peu difficile à expliquer, il me propose de prendre sa voiture pour nous montrer le chemin. Parfait, quelle gentillesse. Une fois sur place, je le remercie et rend le van. Il nous propose de nous amener au back packer que nous avions choisi ou bien à un autre qu’il nous propose car il serait surement mieux. Encore plus sympa ! en chemin, nous discutons, et apprenons qu’il s’appelle Paul et qu’il a passé 5 années en voyage en Europe et notamment en France et en Allemagne, et sur ce, il finit par nous proposer de nous loger chez lui si cela nous dit. Nous sommes partagés entre l’envie de dire oui et la méfiance. Ce n’est pas habituel, mais en même temps, nous avons rencontré ce gars par hasard et c’est nous qui l’avons abordé. Nous acceptons, et nous voilà chez lui. Il nous passe des plans de la ville, nous file son numéro de tel et un jeu de clef de son appart. On hallucine. Il nous aura cuisiné de l’agneau, sorti à Sydney, donné des infos sur des choses à voir ou pas, invité au restaurant, présenté des amis à lui, amené à l’aéroport, etc…Un énorme merci à Paul pour tout ce qu’il a fait pour nous et les moments partagés. Il faut quand même avouer que la 1° nuit nous n’avons pas dormi sur nos 2 oreilles, un peu suspicieux sur cette personne si gentille, mesurant 1M95, ayant fait beaucoup de rugby, pas le genre gringalet quoi. Faut le voir sur une tyrolienne d’un jardin d’enfant à 2h du matin…( cf : fin du film « un mois en Australie »). Nous sommes contents de lui avoir fait confiance, ce fut une rencontre inoubliable. Paul nous a donné une belle leçon d’hospitalité.




Ceci dit, nous avons appris par la suite qu’il y a une dizaine d’année en arrière, un serial killer à Sydney zigouillait des backpackers après les avoir pris en stop. Une histoire similaire a eu lieu à Brome dans le Nord Ouest de l’Australie, et celui là court toujours malheureusement…il ne faut cependant donc pas être trop naïf. Question de feeling, voir de chance…
A mon goût, je préfère Sydney à Melbourne, car je la trouve plus vivante, plus vraie, peut être moins bobo, je m’y sens mieux. Un cadre de vie agréable pour une ville, avec le port et les plages comme poumons.
Les photos de Sydney ICI

Nous volerons pour Cairns par la suite, pour aller voir la Grande barrière de corail où nous plongerons avec masque et tuba. C’est une barrière située à 60 km des côtes où l’on peut voir de nombreux coraux et poissons multicolores. Nous n’avons pas eu la chance d’avoir un beau temps, ce qui a atténué les couleurs, mais avons trouvé cela magnifique tout de même, et le temps où nous avons nagé est passé très vite.




Nous trouvons là bas aussi la Rain forest, ou forêt subtropicale, imposante par la place qu’elle prend, sa verdure et sa faune. Ici, c’est la nature qui a le dessus et elle paraît bien inhospitalière. Ça grouille de partout, des bruits dans les feuillages, des cris d’oiseaux sauvages et de bêtes que l’on imagine peu sympathiques, de araignées de la taille d’une main avec leurs immenses toiles, de longs serpents dans les branches d’arbres, des crocodiles au regard sournois, de minuscules méduses tueuses passant au travers des filets de protection sur les plages.



Malgré tout cela, le paysage reste unique. Cette dense végétation côtoie directement la plage sans transition aucune.



Le taux d’humidité est énorme, on le sent quand on respire. Nous avons dormi dans un bed&breakfeast dont la chambre et surtout les draps empestaient la moisissure. Difficile ici de faire sécher du linge. C’est ici que nous trouvons la 1° grosse araignée de notre séjour sur ces terres. D’après le propriétaire du lieu, elle ne bouge pas de sa toile, et n’attaque pas l’homme. Tant mieux…




Dernière étape dans cette région : Kuranda.
Gaëlle y avait déjà séjourné quelques jours, 2 ans auparavant avec son amie Isabelle. C’est un petit village, très joli où l’on trouve un beau marché d’art artisanal. On y croise beaucoup d’aborigènes, malheureusement, souvent ivres dans les bars. L’alcoolisme et le fort taux de chômage au sein de cette population sont un gros problème dans ce pays. Lourd passé qui comporte encore bien des cicatrices…
Nous retrouvons Jimmy, un français expatrié ici il ya 17 ans, que Gaëlle et Isabelle avaient rencontré. Il n’a pas bougé, toujours sur le marché de Kuranda au même emplacement, spécialisé dans la vente de didjeridoos (instrument aborigène qui servait à communiquer avec les dieux). Nous passons un agréable moment en sa compagnie. Un sacré personnage qui a la tchatche !



Les photos de la région de Cairns au nord ICI

Retour chez Paul, à Sydney. Que c’est agréable d’être attendu et accueilli dans un voyage comme ça. Nous passons la journée à régler quelques affaires de poste restante, d’envois de cartes, de lettres et colis. Nous passons la dernière soirée en Australie aux côtés de Paul et ses amis très conviviaux et ouverts d’esprits. Beaucoup de bière aident à délier les langues australiennes qui formulent quelques mots de français par ci par là. Ils se sont aussi appliqués à refaire un son particulier, qui reviendrait régulièrement dans les conversations françaises (d’après les australiens), style « RRHHAA RRHHAA RHHAAAAAA ! » (cf fin du film). Ils étaient étonnés d’apprendre qu’on ne reconnaissait pas cette expression et qu’on ne l’utilisait pas.



Nous avons passé une excellente soirée purement australienne qui se termina à 3h du matin, et notre rendez vous à l’aéroport était à 5H30, autant dire que la nuit était très courte, et que l’effet de l’alcool n’était pas complètement dissipé.
Bye bye l’Australie, nous écrivons ceci depuis la Nouvelle Zélande qui nous promet de nouvelles aventures !
On vous fait pleins de bisous et on vous envoie pleins de pensées, à bientôt sur le blog ;-)