vendredi 7 mai 2010

Un mois en Australie

Bonjour tout le monde, nous revoilà après un mois de silence bloguiphonique !
Ce dernier mois a été très dense, tellement rempli qu’on n’a pas trouvé le temps ni de faire le montage vidéo, ni de mettre à jour notre blog. Nous étions souvent en campagne ou en montagne, et pas d’électricité ou peu en van. Nous en avons donc bien profité, ce fut un superbe mois, avec des tas de découvertes et de rencontres. Nous vous proposons maintenant de partager un peu de tout ça.

Mais avant ça, un petit flash back parce qu’il nous semble important que vous fassiez parti de notre blog et désolés pour ceux qui n’apparaissent pas sur les photos. Malgré le superbe voyage que nous sommes en train de vivre, on pense très fort à vous, alors la prochaine fois, on part tous ensemble ;-)
ICI, quelques images de notre soirée du 9 janvier 2010 pour fêter notre départ. Soirée pleine de rebondissements, nous avions prévu un gîte à 50 km de Gap pour accueillir une centaine de personnes mais nous n’avions pas prévu les 70 cm de neige fraiche la veille de notre fête. Ça s’appelle avoir la guigne, mais nous ne nous sommes pas laissés abattre, nous avons trouvé une solution de repli dans la maison de mes parents à Gap, c’était très chouette de la remplir comme ça et de la faire vivre.
On a eu une pensée pour tous ceux qui n’ont pas pu affronter la neige et on compte sur eux pour notre retour.

ICI, quelques séquences émotions de poses d’aurevoir.
Et enfin un très grand merci à tous nos sponsors, à toutes vos délicates attentions.
















L'AUSTRALIE : LE FILM




Un mois en Australie from Benoit Regord on Vimeo.
Asseyez vous confortablement, vous en aurez pour un moment : 4 pages de textes et photos + 18 minutes de film. Vous en redemandiez, vous en avez eu !!! Faudra pas se plaindre ;-)



L’Australie…vaste sujet et vaste pays ! quelques informations de base
- 4025km de large par 3220km de hauteur (environ la taille de l’Europe, 14 fois la France)
- 21 millions d’habitants
- 80 millions de kangourous
- 91 litres de bière par habitant par an (soit disant, l’eau n’est pas très bonne alors, il faut bien s’hydrater ;-)
- L’Australie exporte 793 millions de litres de vin par an
- La vie est un peu plus chère qu’en France mais on y gagne très bien sa vie. Le revenu brut moyen par semaine à plein temps : 1108 $ australiens ( environ 730 euros) Nous avons rencontré une française qui vendait des glaces et qui gagnait 800€ net par semaine… « quel parfum ?vanille chocolat, mais bien sûr…gling, 800 euros »
- 112 600 sauveteurs en mer qui sauvent 10 000 personnes par an

Les sports emblématiques sont le surf bien sur, il y a de quoi faire ici, et le Footy, sorte de mélange entre football et rugby, se jouant sur un terrain ovale. Nous avons pu d’ailleurs voir un match de l’AFL (Australian Footy League), équivalent de notre coupe des leagues (je crois, je rappelle à ceux et celle qui ne le savent pas encore que je suis totalement ignare en football). Nous n’avons pas compris beaucoup de règles, mais le moment était sympa pour l’ambiance qui régnait dans le stade avec + de 60 000 spectateurs.



L’Australie c’est pour nous un pays qui semble sans limite par sa taille et ses paysages mais aussi incroyable par sa faune et sa flore. On y trouve aussi bien du désert que de la forêt subtropicale gorgée d’eau, que des plages immenses et magnifiques qui font le bonheur des surfeurs et body board, ainsi que des montagnes aux roches rouges et à l’atmosphère bleutée due aux vapeurs d’eucalyptus. On y rencontre bien entendu des kangourous, des Walibis (petits kangourous), mais aussi des tree kangourous (kangourous vivant dans les arbres et pouvant sauter tel des singes de branche en branche avec des sauts jusqu’à 18m),des Platypus (vivant dans l’eau et ayant un bec plat comme un gros bec de canard), des Koalas, des opossums, des chauves souris géantes (1M50 d’envergure), des perroquets, des oiseaux de toutes sortes et couleurs, des crocodiles, des serpents, des requins, des araignées énormes, de superbes poissons, des tortues de mer, des raies, des méduses minuscules et très dangereuses, des moustiques, de gros papillons, des vaches, des chevaux….bref, j’arrête là, la liste est trop longue. En tout cas, nous avons vu tous ces animaux à part la méduse « tueuse ».
C’est donc par sa taille un endroit qui se prête tout à fait au voyage. Beaucoup de back packers comme nous, et d’Australiens aussi qui baladent et découvrent leur pays. Les Vans et les camping cars règnent en maitre ici et les airs de pic nic avec barbecues électriques et toilettes très propres se trouvent un peu partout. Il est donc très facile de rouler et de trouver des endroits pour dormir ou manger.
Après avoir quitté la très jolie Tasmanie, nous arrivons à Melbourne le 31 Mars 2010. Le fait de retrouver une grande ville ne m’enchante guère, mais cette ville est agréable, remplie de restaurants et de cafés où les locaux se retrouvent vers 17H après le travail pour arroser leur fin de journée. Melbourne joue la carte du tourisme, des musées et des théâtres. Nous avons donc visité sur Federation Square, la place principale, un musée sur l’art australien, de l’art aborigène (de la peinture aux instruments) à l’art contemporain ainsi qu’un musée sur l’art audiovisuel. Nous sommes allés voir une comédie musicale, les Jersey Boys où nous avons passé un excellent moment, ayant du mal à suivre toute l’histoire tant les comédiens parlaient vite. Excellente prestation scénique cela dit.



Pour le logement, nous sommes allés dans 2 back packers, autrement dit, auberges de jeunesses dont le principe consiste à proposer dortoirs, cuisines, salles de bains et lieu de vie le tout en commun. Cette formule permet de voyager à moindre coût et de rencontrer facilement d’autres voyageurs (« backpackers ») comme Eric et Vanessa par ex, 2 suisses-Italiens avec qui nous avons partagé une journée bien sympathique.



Ces endroits grouillent de gens qui souvent se déplacent comme nous pour une longue période et nous a permis de se rendre compte que c’était quelque chose d’assez commun finalement dans le monde, surtout chez les jeunes de 20 à 30 ans. On y rencontre et parle avec des gens de tous âges et de toutes nationalités, essentiellement européennes. Beaucoup d’anglais et de gallois. Nous avons dormis en dortoir de 8 et de 4. Le 1° « BP » était plutôt sympa, le 2° un peu plus crado et bordélique. La 1° chambre proposée contenait 2 corps inertes de sexes opposés, la vingtaine, en train de décuver d’une grosse soirée de la veille apparemment (car ils ne nous ont pas entendu rentrer ni ressortir) avec un joli bordel bien étalé dans la chambre, sur les lits et le sol, des bouteilles d’alcool vide trainant par ci par là, le dortoir puait l’alcool…on a demandé à changer de chambre, ne souhaitant pas être réveiller à 4 heure du mat par cette jeunesse fougueuse. Dans l’autre chambre, nous fumes bcp plus chanceux. Réveillés à 2h du mat seulement par 1 anglais et 1 Irlandais, revenus bourrés de leur soirée (Gaëlle et moi avions les lits en bas, et j’avoue que j’ai eu un peu peur qu’ils nous vomissent dessus…c’était pas loin) Sans compter une histoire de surbooking de chambre avec le réceptionniste qui vient frapper à la porte (vers 2H30 la mm nuit) et nous demande nos noms, la nuit fut excellente. Impossible de passer au travers de cela dans ce genre d’endroit, surtout en ville. C’est un bon souvenir cela dit. Difficile de raconter toutes les petites histoires vécues dans ce genre d’endroit qui dépendent tant des back packers eux mm que des gens qui travaillent dans ces lieux. En tout cas, elles nous font toutes sourire et c’est bien l’essentiel. Les photos de Melbourne ICI



Après que Gaëlle ait joué à la coiffeuse avec mes dreads, nous quittons Melbourne, et nous voilà parti sur la Great Ocean Road, une route de 250 km qui longe la côte Sud, depuis Torquay jusqu’à Port Fairy. Après plus de 2 Km à pied avec nos sacs bien chargés, nous avons récupéré notre « Wicked Van » à bord duquel nous allons passer les 15 prochains jours et nuits.



Attention, cette fois ci, la conduite est bien entendu toujours à gauche, mais en plus, les vitesses sont manuelles…finalement, on fini par s’y habituer, je me demande même si ça va pas me faire drôle de reconduire à droite avec le volant à gauche… Nous suivons donc cette superbe route et même si le beau temps n’est pas très présent, nous en prenons pleins les yeux. Les photos parlent d’elles même. Le point le plus joli à nos yeux, les 12 Apôtres, qui ressemblent un peu aux falaises d’Etretat.
Les photos de la Great Ocean Road ICI



Ayant fini par acheter une corde et des dégaines en quittant Melbourne, nous avons poussé le chemin jusqu’aux Grampians, au nord de Port Fairy pour aller grimper. Nous voici loin de tout, avec des falaises sculptées d’un rouge étonnant. Malheureusement, peu, voir pas de voies faciles ce qui fait que l’endroit n’est pas très propice pour que Gaëlle puisse en profiter. Il fait froid la nuit dans le van, et nous dormons habillé avec nos bonnets et doudounes. Les joies du van ont leurs limites…Nous grimpons 2 jours là et nous filons vers les Blue Mountains, à 1H30 à l’Ouest de Sydney pour continuer notre semaine d’escalade. Nous prenons 2 jours de route pour faire les 1000 km de route qui séparent ces 2 montagnes. Des Km de ligne droite, un virage puis à nouveau des Km de ligne droite. L’Australie quoi… Arrivés sur place, Il fait meilleur et en plus , il y a pleins de voies abordables. Nous en profitons et nous régalons, à part une journée sur une falaise qui nous a déplu, à cause de son côté trop bloc. Les Blue Mountains sont recouvertes de forêts d’eucalyptus. Lorsque la vapeur s’évapore de ces arbres, l’atmosphère devient bleutée, d’où le nom de « Montagnes bleues ».
Les photos des Grampians ICI
Les photos des Blue Mountains ICI




Par la suite nous découvrons Sydney, d’une manière peu commune. Nous cherchions notre chemin afin de rendre notre beau van avec lequel nous ne passions pas inaperçu et je demande à un passant si il connaît la rue recherchée. Il me dit que oui, mais que c’est un peu difficile à expliquer, il me propose de prendre sa voiture pour nous montrer le chemin. Parfait, quelle gentillesse. Une fois sur place, je le remercie et rend le van. Il nous propose de nous amener au back packer que nous avions choisi ou bien à un autre qu’il nous propose car il serait surement mieux. Encore plus sympa ! en chemin, nous discutons, et apprenons qu’il s’appelle Paul et qu’il a passé 5 années en voyage en Europe et notamment en France et en Allemagne, et sur ce, il finit par nous proposer de nous loger chez lui si cela nous dit. Nous sommes partagés entre l’envie de dire oui et la méfiance. Ce n’est pas habituel, mais en même temps, nous avons rencontré ce gars par hasard et c’est nous qui l’avons abordé. Nous acceptons, et nous voilà chez lui. Il nous passe des plans de la ville, nous file son numéro de tel et un jeu de clef de son appart. On hallucine. Il nous aura cuisiné de l’agneau, sorti à Sydney, donné des infos sur des choses à voir ou pas, invité au restaurant, présenté des amis à lui, amené à l’aéroport, etc…Un énorme merci à Paul pour tout ce qu’il a fait pour nous et les moments partagés. Il faut quand même avouer que la 1° nuit nous n’avons pas dormi sur nos 2 oreilles, un peu suspicieux sur cette personne si gentille, mesurant 1M95, ayant fait beaucoup de rugby, pas le genre gringalet quoi. Faut le voir sur une tyrolienne d’un jardin d’enfant à 2h du matin…( cf : fin du film « un mois en Australie »). Nous sommes contents de lui avoir fait confiance, ce fut une rencontre inoubliable. Paul nous a donné une belle leçon d’hospitalité.




Ceci dit, nous avons appris par la suite qu’il y a une dizaine d’année en arrière, un serial killer à Sydney zigouillait des backpackers après les avoir pris en stop. Une histoire similaire a eu lieu à Brome dans le Nord Ouest de l’Australie, et celui là court toujours malheureusement…il ne faut cependant donc pas être trop naïf. Question de feeling, voir de chance…
A mon goût, je préfère Sydney à Melbourne, car je la trouve plus vivante, plus vraie, peut être moins bobo, je m’y sens mieux. Un cadre de vie agréable pour une ville, avec le port et les plages comme poumons.
Les photos de Sydney ICI

Nous volerons pour Cairns par la suite, pour aller voir la Grande barrière de corail où nous plongerons avec masque et tuba. C’est une barrière située à 60 km des côtes où l’on peut voir de nombreux coraux et poissons multicolores. Nous n’avons pas eu la chance d’avoir un beau temps, ce qui a atténué les couleurs, mais avons trouvé cela magnifique tout de même, et le temps où nous avons nagé est passé très vite.




Nous trouvons là bas aussi la Rain forest, ou forêt subtropicale, imposante par la place qu’elle prend, sa verdure et sa faune. Ici, c’est la nature qui a le dessus et elle paraît bien inhospitalière. Ça grouille de partout, des bruits dans les feuillages, des cris d’oiseaux sauvages et de bêtes que l’on imagine peu sympathiques, de araignées de la taille d’une main avec leurs immenses toiles, de longs serpents dans les branches d’arbres, des crocodiles au regard sournois, de minuscules méduses tueuses passant au travers des filets de protection sur les plages.



Malgré tout cela, le paysage reste unique. Cette dense végétation côtoie directement la plage sans transition aucune.



Le taux d’humidité est énorme, on le sent quand on respire. Nous avons dormi dans un bed&breakfeast dont la chambre et surtout les draps empestaient la moisissure. Difficile ici de faire sécher du linge. C’est ici que nous trouvons la 1° grosse araignée de notre séjour sur ces terres. D’après le propriétaire du lieu, elle ne bouge pas de sa toile, et n’attaque pas l’homme. Tant mieux…




Dernière étape dans cette région : Kuranda.
Gaëlle y avait déjà séjourné quelques jours, 2 ans auparavant avec son amie Isabelle. C’est un petit village, très joli où l’on trouve un beau marché d’art artisanal. On y croise beaucoup d’aborigènes, malheureusement, souvent ivres dans les bars. L’alcoolisme et le fort taux de chômage au sein de cette population sont un gros problème dans ce pays. Lourd passé qui comporte encore bien des cicatrices…
Nous retrouvons Jimmy, un français expatrié ici il ya 17 ans, que Gaëlle et Isabelle avaient rencontré. Il n’a pas bougé, toujours sur le marché de Kuranda au même emplacement, spécialisé dans la vente de didjeridoos (instrument aborigène qui servait à communiquer avec les dieux). Nous passons un agréable moment en sa compagnie. Un sacré personnage qui a la tchatche !



Les photos de la région de Cairns au nord ICI

Retour chez Paul, à Sydney. Que c’est agréable d’être attendu et accueilli dans un voyage comme ça. Nous passons la journée à régler quelques affaires de poste restante, d’envois de cartes, de lettres et colis. Nous passons la dernière soirée en Australie aux côtés de Paul et ses amis très conviviaux et ouverts d’esprits. Beaucoup de bière aident à délier les langues australiennes qui formulent quelques mots de français par ci par là. Ils se sont aussi appliqués à refaire un son particulier, qui reviendrait régulièrement dans les conversations françaises (d’après les australiens), style « RRHHAA RRHHAA RHHAAAAAA ! » (cf fin du film). Ils étaient étonnés d’apprendre qu’on ne reconnaissait pas cette expression et qu’on ne l’utilisait pas.



Nous avons passé une excellente soirée purement australienne qui se termina à 3h du matin, et notre rendez vous à l’aéroport était à 5H30, autant dire que la nuit était très courte, et que l’effet de l’alcool n’était pas complètement dissipé.
Bye bye l’Australie, nous écrivons ceci depuis la Nouvelle Zélande qui nous promet de nouvelles aventures !
On vous fait pleins de bisous et on vous envoie pleins de pensées, à bientôt sur le blog ;-)

mercredi 31 mars 2010

Tasmanie, une île sauvage et belle



La Tasmanie compte 500 000 habitants dont 200 000 résident à Hobart, la « préfecture » si on  peut l’appeler ainsi. C’est dans cette ville que nous atterrissons et que nous retrouvons Joanna et Grant ainsi que leurs 2 enfants Ben et Philippa. Les Robinson sont des amis de la famille de Gaëlle et connaissent bien Gap pour y être venus plusieurs fois. Joanna parle très bien le français d’ailleurs et Grant suit des cours afin de pouvoir revenir en France et mieux comprendre.

Ils nous ont accueillit  comme des rois, nous ont fait visiter pas mal d’endroits aux alentour d’Hobart et de Spring Beach, leur maison de week end. Cet endroit d’ailleurs et magnifique, situé à 1 heure d’Hobart, la maison est placée en bord de mer. Nous y passons d’ailleurs 3 jours en fin de semaine et nous sommes charmés par le cadre et la zenitude qui se dégage du lieu.
Par la suite, nous quitterons Grant et Joanna et lourons un van pour faire le tour de la Tasmanie.  

 Cette île fait environ ¼ de la France en superficie et nous décidons  de partir par la côte Est.  Nous voulions grimper mais nous n’avons trouvé aucun matériel (corde et degaines) en location. Tant pis, j’acheterai surement tout ça sur le continent, car c’est vraiment trop cher ici. Nous partons et visitions ainsi Fortescue Bay et son Totem Pole, la magnifique Bay of fire près de Saint Helens, le lac Dove à Cradle Mountain, la petite ville de Strahan et le lac St Clair. Et avec tout ça, de superbes paysages tout le long de notre route avec un ciel bleu vif  et  des prairies d’un vert claquant. 

De partout  nous voyons des Walibis (petit kangourou) et toutes sortes de bête que nous n’avions jamais rencontré. Une chose est sure, la nature est extrêmement présente ici. 

Revers de la médaille, nous voyons ainsi beaucoup d’animaux morts sur la route souvent écrasés le soir, ou la nuit.
Coté températures, c’est très variable, il peut faire vite très chaud comme très froid, soleil un instant puis pluie la minute d’après, on ne sait jamais trop. Pour ça, voyager en Van est vraiment bien, car nous n’avions pas froid la nuit et pouvions manger à l’abri le soir. Sans compter la liberté de mouvement, c’est vraiment super.

Nous ne nous sommes pas laissés aller, on a été de l’avant, et on a gouté les vins Tasmaniens. Bien bien bon, des vins jeunes, faciles à apprécier, et ma foi, ce n’est pas pour nous déplaire. On trouve ici du Cabernet Sauvignon, du Shiraz, du Pinot noir et gris, des vins blancs et rouge (pas regardé si il y avait du rosé d’ailleurs), le choix est vaste et le goût est différent de ce que l’on peut trouver en France. En revanche, ils sont extrêmement chers, difficile de trouver une bouteille en dessous de 10€. Mais bon, fallait bien qu’on goute quand même, non ?
A notre retour sur Hobart, nous avons rendu le van et retrouvé les Robinson. Nous sommes allés nous faire vacciner contre la fièvre jaune, comme ça c’est fait, nous serons tranquille pour l’Amérique du sud et l’Afrique.
Et voilà 15 jours passés ici, une belle découverte, beaucoup de plaisir et d’images pleins les yeux. Ce fut aussi pour moi l’occasion et le grand plaisir de rencontrer les Robinsons.
 
Nous avons décollé le 31 mars d’Hobart pour rejoindre Melbourne, sur le continent Australien, d’où nous écrivons ces quelques lignes. Pleins de choses à faire ici pour le mois qui vient…
A très bientôt, bisous à vous !

Voici les photos en cliquant ICI

jeudi 18 mars 2010

Chiang Khan, Phimaï et Bangkok

2 films sinon rien !





Pour la dernière partie de notre voyage en Thaïlande, nous avons mis le cap vers l’Est à la recherche de contrés plus authentiques et du si réputé sourire thaïlandais. Départ de Chiang Maï (au nord) par le bus de nuit et direction Chiang Khan au Nord-Est de la Thaïlande. Arrivés 7h du mat après 10 heures de bus, en ayant rien dormi de la nuit.
Chiang Khan est une petite bourgade bien tranquille, comme nous en avions besoin, loin de la Thaïlande touristique. Le village, essentiellement composé de petites maisons en teck, est bordé par le Mékong ; le Laos se trouve juste derrière le fleuve. Qui dit zone transfrontalière en Thaïlande, dit paludisme dans les guides, alors on s’est protégé comme on a pu avec du 5 sur 5 et en dormant tout habillés. On verra bien…
Un petit tour en vélo en arrivant nous a permis de voir qu’il n’y avait aucun « farang » (c’est comme ça que les Thaïs nous surnomment, les occidentaux) à l’horizon, juste quelques touristes Thaïlandais.
Une petite mamie adorable nous a cousu nos poches intérieures de pantalon, en prévision de pick pocket en Amérique du Sud. Nous étions trop heureux de l’avoir trouvé, on cherchait une couturière depuis un moment (40 baths la poche, soit environ 1 euros).
Après une bonne nuit réparatrice, nous filons en mobylette sur la route longeant le Mékong. En traversant des villages, nous apercevons sur le bord des sortes de jarres rondes et nous nous demandons ce que cela peut être. Clic clac, dans la boîboîte. Les voisins d’en face nous interpellent, nous proposent de manger un bout et nous expliquent que ce sont des poubelles. Tout ça en Thaï, heureusement qu’on a le petit dico franco thaï. On a pas l’air très malins d’avoir photographié leur poubelle mais elles étaient vraiment originales, des sortes de bonbonnes. Sur ce, une des femmes nous fait signe de la suivre, elle veut apparemment nous montrer quelque chose. Nous la suivons et découvrons un groupe de femmes assises autour d’un petit bassin rempli d’eau, au dessus duquel une dame agite un réceptacle en forme de chapeau chinois, contenant de la terre du Mékong qu’elle tamise avec de l’eau. Avec beaucoup d’huile de coude et de patience, il apparaît au milieu du sable noir, comme une grosse goutte d’huile couleur argent. Très étonnant. Elle va ensuite presser cette goutte dans un torchon et en faire ressortir pleins de petites billes argentées. Nous n’avons pas vraiment compris de quoi il s’agissait mais d’après le dictionnaire thaï, le terme qu’elle employait était celui de l’or.
Nous continuons notre petite balade, nous sommes interpellés à chaque fois par les habitants des villages, les chauffeurs d’engins roulants de tout genre ou encore les enfants. Des « sawadee » par ci, des « hello » par là, et bcp de sourires. Au bout d’une 50taine de km, nous décidons de quitter la route principale pour s’enfoncer ds le village de Ban Sa Ngao. Nous avançons jusqu’à la place principale en terre et prenons un « Saparot » (ananas) à une vendeuse. Alors que nous le dégustons, nous apercevons des enfants qui jouent et rient en nous voyant. Le temps d’une séance photo et ça y est, le courant est passé, les filles chantent et dansent alors que les garçons font des grimaces et du vélo devant l’objectif. Un moment inoubliable de sincérité et de spontanéité partagé.


Nous repartons en direction de notre guest house, et nous arrêtons sur les rives du Mékong où nous apercevons des pécheurs qui lancent leurs filets et en sortent de petits poissons. Nous observons leur coup de main habile alors que la journée tire à sa fin et nous remercie d’un joli coucher de soleil.
Le lendemain, nous prenons le bus pour Phimaï. C’est à côté, seulement 6h de bus, en direction du sud ;-)



Phimaï abrite en son centre les vestiges d’un temple de type Khmer qui est connu pour avoir inspiré les créateurs des temples d’Angkor au Cambodge. Nous y découvrons donc ce monument avec plaisir, car c’est bien différent de ce que nous avons pu voir jusqu’à maintenant au niveau de l’architecture.



A l’instar de Chiang Khan, la ville est très calme, et nous vivons à son rythme. Les propriétaires de notre Guest house sont charmants et très serviables et nous savourons nos dernières visites car nous savons notre départ de Thaïlande proche. Nous prenons des vélos et allons voir, à quelques km de là, un Banian connu puisque c’est le plus grand et le plus vieux de Thaïlande. Ses racines sont si nombreuses qu’on dirait une petit forêt à lui tout seul ; incroyable.



Voilà, il est temps de partir et de rejoindre Bangkok. Cela ne nous ravit pas, d’autant plus que nous apprenons qu’il va y avoir une énorme manifestation semblable à celle qui l’an passé avait bloqué l’aéroport. Génial, juste pour nous, c’est trop d’honneur.
Alors que le bus qui nous mène rentre dans la grande cité, nous voyons de nombreux pickup avec à leur bord des Thaï en chemise rouge. Ils manifestent pour faire revenir l’ancien premier ministre chassé par un push militaire en 2006 ou 2008 (je ne sais plus).
Bref, les « chemises rouges » envahissent la ville, dans une ambiance bon enfant, le sourire aux lèvres, à grand coup de klaxons, drapeaux au vent.

 Nous irons faire un tour au cœur de la manifestation et des discours partisans. La plupart des gens nous sourient et nous serrent la main, semblant surpris de voir des farangs dans cette foule. Nous en avons d’ailleurs rencontrés que 3.




Avant de partir, nous repassons par Khao San Road, où Benoît s’était fait faire les dread locks…je réfléchis et …je craque : me voilà Rasta ! Et oui, c’est rigolo 2mn mais 1h après je regrette déjà. J’ai l’impression d’avoir de la paille à la place de cheveux et d’avoir continuellement sur la tête une casquette. Drôle d’impression et en plus ça ressemble à rien. Je me suis dit que c’était maintenant ou jamais pour tester ce genre d’expérience, dans le cadre d’un long voyage, c’était rigolo de changer de tête. C’est le genre de chose que l’on fait à 20 ans mais moi j’ai préféré attendre 33 pour faire mon adulescente. Bon maintenant j’attends que ça repousse…et il va falloir que je garde ça sur la tête très très longtemps, à moins de tout raser mais ça ne me dit pas vraiment. A suivre…


On s’imprègne une dernière fois de la chaude ambiance de Khao San Road, on prend notre dernier repas thaïlandais et surtout surtout on profite d’un dernier massage des pieds à 2€.
Nous sommes partis le 15 mars de Bangkok et écrivons ce mail depuis l’aéroport de Sydney, où nous attendons notre avion pour Hobart, Tasmanie. Nous retrouvons des amis de la famille Manent : Johanna et Grant. Ils vivent sur cette île et nous y accueillent comme des rois.
Je suis ravie de revenir en Australie, 2 ans après mon escapade avec Isa à qui je pense fort, et de redécouvrir tout ça avec Benoît.
Fini les « sawadee Kap », les « Kop Kun Kap », les Pad thaï et les Som tam (salade de papaye spicy)…ça va nous manquer ! mais nous partons pour découvrir un autre continent, de nouveaux gens et de nouveaux paysages. Nous découvrons un nouveau sentiment, ne pas revenir après avoir découvert un pays, mais continuer, changer de langue, se réadapter ; nous nous sentons « voyageurs » et plus vraiment touristes en vacance. C’est une superbe sensation et nous sommes heureux de pouvoir la partager avec vous à travers ce blog.
En attendant la suite, on vous embrasse et c’est parti, à fond les ballons !

Les photos de Chiang Khan ICI
Les photos de Phimaï ICI
Les photos de notre retour à Bangkok ICI

dimanche 7 mars 2010

SUKHOTHAÏ AND CHANG MAÏ


au Nord - SUKHOTHAÏ et CHIANG MAÏ



Encore une petite vidéo résumant notre séjour à Sukothaï et Chiang Mai, terminée cette nuit à 4h du mat par Benoît, quel boulot !!
Sukothaï :
C’est au nord de Bangkok, à 7h de bus.
Nous y avons passé 4 jours, normalement les voyageurs y restent beaucoup moins mais on n’est pas trop normaux, et puis on aime bien la prendre cool. On a apprécié de trouver un endroit un peu moins touristique.  La visite du Old Sukhothaï nous a ravie, il s’agit de vestiges de la 1ère capitale du Siam et c’est un site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. D’après le guide, c’est un des plus beaux sites archéologiques de Thaïlande. Plusieurs temples sont éparpillés dans le site, entourés de bassin de lotus. Les Bouddhas sont magnifiques. Vous verrez les photos, on les a pris sous toutes les coutures. Un temple est d’influence Khmer. Ca nous a confirmé qu’il fallait aller à Anghor au Cambodge, ça sera pour une autre fois, parce que vous savez quoi, ben on va pas avoir le temps, si si le temps passe super vite.  Mais on va se consoler avec Pimai, dans 3, 4 jours.
Nous sommes aussi allés pédaler dans la campagne de Sukothaï mais avec une guide. Ca n’était pas du tout sportif, c’était tout plat, un bonheur. C’était un vrai enchantement que d’être loin des sentiers battus, dans la vrai Thaïlande, où les gens ne vivent pas du tourisme mais de la terre : culture du riz, du tabac, du piment, de la banane…
 On s’est vraiment vraiment régalé. Ah beaucoup moins drôle, on est tombé sur un énorme python en bord de route qui faisait la sieste, j’ai horreur de ces bestioles.
 
Les photos de Sukhothaï ICI

Chiang Maï :
Retour à Chang Maï pour ma part et découverte pour Benoît. J’y avais passé quelques jours avec my mother. Nous avions essentiellement fait les marchés et les temples mais aussi pris un cours de cuisine Thaïe, très sympa.
Chiang Maï est la 2ème plus importante ville de Thaïlande, 200 000 habitants, à 3h de route de Sukhothaï. C’est bien plus tranquille et agréable que Bangkok et les touristes viennent surtout pour y faire des treks dans les montagnes alentours, prendre des cours de massages ou des cours de cuisine, très réputés.
Nous sommes arrivés avec Benoît à Chiang Maï un dimanche, le jour le plus animé de la semaine avec le Sunday Market. Il a tout de suite pris peur à la vue du monde et a voulu fuir. Ca m’arrangeait, vu tout ce que j’y avais acheté à ma 1ère visite avec ma mère. Ceci dit, c’est un marché très sympa, où l’on trouve beaucoup d’artisanat. On s’éclipse pour manger un bout, ça sera un cheese burger pour Benoît. Ca fait du bien de temps en temps de manger autre chose que du riz même si la cuisine thaïe est vraiment un délice. 
Nous avons ensuite fait une journée de grimpe, juste un peu d’échauffement pour Benoît dans du 6C. Quant à moi, toujours en moulinette, mais comme dit roro, l’essentiel c’est de se faire plaisir  et je me suis fait plaisir.
Notre séjour s’est terminé ici par 2 jours de trek à 4h de Chiang Maï, près de la Birmanie. Une belle expérience.
Le tout en images ICI et vidéo ci-dessus
 A bientôt pour la suite :-)

vendredi 26 février 2010

Bangkok et Kanchanaburi

Petit résumé vidéo de nos 12 jours  passés à Bangkok et à Kanchanaburi.
Que dire sur Bangkok qu'on connait très peu finalement, si ce n'est le gros décalage entre le mois précédent passé au calme sur des îles ou au bord de la mer et le remu-ménage de Bangkok city ! Beaucoup de bruit, de sollicitations, de rabattage de "farangs" (nous quoi!), difficile de faire un pas sans être hélé par un tuk tuk, un song thaweo ou un taxi ! Difficile de trouver un endroit calme, même les parcs sont dotés de hauts parleurs remplis de musiques technos faites pour les cours d'aérobic de plein air. Mais, c'était à voir, pas vraiment notre endroit préféré cela dit !
Nous avons fuit la capitale pour retrouver Kanchanaburi, connue pour son tristement célèbre pont de la rivière Kwae. Beaucoup de gens sont morts en le construisant.
Voici des photos de BANGKOK ICI et de KANCHANABURI ICI
Nous avons trouvé un endroit en bord de rivière, très bon marché (200 bath la nuit pour 2) et nous avons rayonné aux alentours. Un tour à Nam Tok, puis un tour au parc naturel d Erawan, un tour en vélo, du farniente aussi, d'autant plus que Gaëlle avait attrapé froid avec la climatisation du bus qui nous a mené jusqu'ici. J'ai profité de son repos pour finir un montage vidéo sur un séjour de grimpe du mois d'octobre dernier à Kalymnos dont voici le lien pour ceux que ça intéresse
FILM KALYMNOS
Nous sommes arrivé à Sukhothaï le 23/02 et nous avons visité la vieille ville. Plus que 17 jours en Thaïlande, nous essayons d'organiser un peu la suite et fin de notre périple dans ce joli pays ! Que de bons moments :-)))
Bisous tout le monde

mardi 16 février 2010

Une vidéo de Ton Saï Krabi et des nouvelles de Bangkok


15 jours passés à Ton Saï en présence de Christian et d'Elodie. Gaëlle et Myriam nous on laissé là bas afin de partir découvrir le nord pendant que nous nous en donnions à cœur joie le long des parois.
2 semaines passées au bord de la mer d'Andaman, les chaussons dans le sable, la tête dans les voies.
De superbes moments à découvrir cet endroit au bord de l'eau, avec sa jungle en arrière plan, ses singes, ses geckos, ses oiseaux...Il a fallut s'acclimater à la chaleur, pas évident de grimper par 30 degrès voir plus. Beaucoup de voies déversantes.  Cri a enchainé quelques 6C/6C+, un 7A flash et un 7A+ au 1° essai. Pour ma part, quelques 6C/6C+, un 7A flash, 7A à vue, trois 7A+ et pour finir, la cerise sur le gâteau, un 7C bien dévers nommé "tidal Wave" à Ton Saï roof ! Mon 1° 7C...ouaou, frissons !
Nous avons rencontré quelques personnes et notamment un couple de canadien en world tour aussi. Une vrai belle rencontre, le bonheur du voyage.
Des photos ICI

Nous voici à Bangkok depuis 3 jours, Gaëlle et moi nous sommes retrouvés ici. Myriam est repartie à Gap, Mister Tamburrino à Marseille et nous voilà seuls vraiment pour notre voyage.
Nous visitons Bangkok, ça bouge, c'est bruyant, on se fait alpaguer sans arrêt et il faut dévier les ruses des thaï qui veulent soit disant t'aider et qui au final, veulent juste t'amener jusqu'à une boutique pour te faire acheter quelque chose et toucher leur commission. Un sport très prisé à Bangkok !

 Pendant ce temps là, Gaëlle profite des cours de sport collectif au parc de Lumpini  pendant que je me faire faire des dread locks sur Kao San Road
















Nous nous sentons toujours aussi bien. Se dire que nous allons continuer à visiter et découvrir d'autres lieux et contrées nous ravi, pas de date butoir proche, un vrai bonheur et une vrai chance dont nous profitons pleinenment chaque jour qui passe.
Demain nous partons vers le nord, sukothaï ou Chang Maï, cela sera décidé dans les heures qui viennent.
Bisous tout le monde

samedi 6 février 2010

Petit résumé en image des 15 jours passés à Koh Pha Ngan

Voilà un petit résumé en images qui bougent de ce que nous avons vu et fait à Koh Pha Ngan du 17 janvier au 1° février.  Un gros bisous à vous toutes et tous et merci pour vos messages, ça fait très plaisir. Continuez ;-)